L’implantologie chez l’enfant, mythe ou réalité ?

 Auteurs:

HAJBAOUI.CHAIMAA , CHHOUL.HAKIMA

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Résumé:

Chez les enfants atteints d’agénésies multiples et surtout d’anodontie, la réhabilitation prothétique est requise avant la fin de la croissance osseuse,

Chez les enfants atteints d’agénésies multiples et surtout d’anodontie, la réhabilitation prothétique est requise avant la fin de la croissance osseuse, du fait des conséquences sur le développement cranio-facial et psychologique mais aussi du fait de l’apparition de troubles fonctionnels et esthétiques réduisant la qualité de vie des enfants atteints.Actuellement, « la solution implantaire précoce » chez l’enfant constitue une nouvelle option thérapeutique qui va palier aux limites de la prothèse amovible conventionnelle.Cette approche récente amène pourtant son lot de questions : les concepts de l’implantologie chez l’adulte peuvent-ils être appliqués chez un enfant? L’implantologie peut réellement s’appliquer à l’être humain en cours de croissance? [1]

 Les connaissances actuelles suggèrent que la réussite est possible. D’un point de vue physiologique, la conservation de l’os permise par l’ostéointégration des implants a été la plus importante par rapport à l’adulte, raison pour

utiliser les implants chez les enfants en pleine croissance. D’autres facteurs en faveur de pose précoce d’implant sont :

 

-          l’excellent apport sanguin local,

 

-          la bonne résistance immunitaire,

 

-          la cicatrisation rapide [2].

 

L’implantologie précoce est contre-indiquée au maxillaire car il ’y a d’une partdes risques d’enfouissements avec des défauts infra-osseux péri implantaires, et des risques d’exposition des portions apicales des implants dans le secteur antérieur maxillaire.D’autre part, la qualité de la corticale et la densité osseuse faible rend difficile l’obtention d’une bonne stabilité primaire [3,4]. A la mandibule, les croissances transversales et sagittales ne semblent pas être affectées par la pose d’implant car l’absence de suture la rend moins risquée.La symphyse mandibulaire, étant entièrement ossifiée après la naissance, présente une croissance stabilisée faisant de cette zone le site classique de cettethérapeutique. Au-delà de 6 ans, et jusqu’à la fin de la croissance, Il est recommandé de poser 2 implants (voire 4 maximum) uniquement dans la région mandibulaire, et ceci seulement après échec ou intolérance de la prothèse conventionnelle. Le pronostic d’implants symphysaires est alors plus favorable que les implants postérieurs. [3,4]

L’implantologie chez le jeune enfant est considérée le plus souvent comme une solution transitoire. Cependant il conviendra de poser les implants à distance des dents naturelles pour minimiser les risques à long terme. Le plan de traitement devra être reconsidéré tout au long de la croissance de l’enfant [5].

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